Vallée de Chamonix
Vallée de Chamonix | |||
Vue de la vallée de Chamonix depuis le col du Mont-Lachat au sud-ouest. | |||
Massif | Aiguilles Rouges / Mont-Blanc / Massif du Giffre (Alpes) | ||
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Pays | ![]() |
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Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||
Département | Haute-Savoie | ||
Communes | Chamonix-Mont-Blanc, Les Houches, Servoz | ||
Coordonnées géographiques | 45° 54′ 47″ nord, 6° 51′ 04″ est[1] | ||
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
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Orientation aval | Sud-ouest | ||
Longueur | 24 km | ||
Type | Vallée glaciaire suspendue | ||
Écoulement | Arve | ||
Voie d'accès principale | Route nationale 205, route départementale 1506 Mont-Blanc Express |
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La vallée de Chamonix est une vallée de France située en Haute-Savoie, au pied du mont Blanc et centrée sur Chamonix, correspondant à la haute-vallée de l'Arve. Elle débute au Tour, à la source de l'Arve, au pied du glacier du même nom, sous le col de Balme, et se termine aux Égratz, en aval des gorges de l'Arve et de Servoz[réf. souhaitée]. Elle est parcourue d'une part par la route nationale 205 qui mène au tunnel du Mont-Blanc, prolongée par la route départementale 1506 qui passe le col des Montets pour accéder en Suisse, d'autre part par la ligne de chemin de fer du Mont-Blanc Express.

Carte de localisation de la vallée de Chamonix dans les Alpes françaises. |
Glaciation quaternaire
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Au maximum d'extension des glaciers alpins au Würm il y a 25 000 ans, la vallée de Chamonix disparaît totalement sous près de 1 100 m d'épaisseur de glace[2].
Tourisme
[modifier | modifier le code]Le géographe Alain de L'Harpe porte une réflexion autour de l'interaction entre les représentations de cette vallée de moyenne montagne et l'évolution des pratiques touristiques. Dans le premier quart du XXe siècle, l'espace agrosylvopastoral s'y mue en espace touristique voué pour grande partie à la mono-activité de la pratique hivernale (alpinisme, ski, manifestations sportives). L'extension et l'allongement des congés payés, l'ouverture des grands cols routiers intra-alpins et le percement du tunnel du Mont-Blanc qui favorisent la circulation automobile dans les années 1960, agissent de façon concordante pour faire évoluer le tourisme élitiste vers un tourisme de masse hivernal comme estival. La segmentation des séjours et l'effet zapping impliquent pour les professionnels un repositionnement de l'offre touristique pour l'ajuster aux nouvelles attentes des clients envers ce haut-lieu du tourisme alpestre où la fréquentation atteint 4,5 millions de nuitées par an au début du XXIe siècle[3].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Carte IGN classique » sur Géoportail.
- ↑ À cette époque, « la surface glaciaire atteint près de 2 400 m sur les Posettes, les glaciers du Tour et d'Argentière s'écoulent vers la Suisse (glacier du Rhône), le glacier atteint 2 200 m sur Chamonix puis 2 100 m sur les Houches ». Cf « Sentier géologique : "Les traces des glaciers" », .
- ↑ Alain De L'Harpe, « La spécificité des pratiques touristiques dans la vallée de Chamonix », Le Globe. Revue genevoise de géographie, t. 141, no 1, , p. 23-38 (DOI 10.3406/globe.2001.1436)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Paul Veyret, « L'auge de Chamonix : une vallée glaciaire d'un type particulier », Revue de Géographie Alpine, t. 57, no 3, , p. 559-570 (lire en ligne)
- Georges Conard, « Morphologie de la vallée de Chamonix et de ses abords », Annales de géographie, t. 40, no 226, , p. 396-410 (lire en ligne)
- Henri Lartilleux, La vallée de Chamonix, le Centurion, , 95 p. (lire en ligne)
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Lien externe
[modifier | modifier le code]- Histoire et patrimoine de la vallée de Chamonix Mont-Blanc, blog de la guide conférencière Christine Boymond-Lasserre